dimanche 12 décembre 2010

La base de signature de virus a été mise à jour

Ce qui est cool au Québec c'est qu'on peut faire la fête sans avoir à aller voir sa grand-mère le dimanche midi quand on est encore à 2 grammes. Mais j'aime beaucoup ma grand-mère, et aussi Paris dans toute sa puissance sourde et un chapeau sur la tête, alors ça m'aide à digérer. Les rayons du soleil qui tapent sur le piano, ça vous éclaire du Chopin et ça dessine des jolies raies de poésie un peu comme celles du cul. C'est que le soleil c'est pas son fort à Paris, mais ça on le savait déjà vous allez me dire, alors c'est pas la peine de se plaindre que c'est la fête à la météo. Et puis on a rencontré le magicien, ça doit être super dur d'être magicien il faut tout le temps faire des tours de magie et puis ensuite on s'intéresse plus à vous mais juste au magicien. Un peu comme un clown, c'est tellement dur d'être clown, il faut porter toute la misère du monde dedans soi et avoir encore la force et assez de place pour absorber celle des autres. J'aurais aimé lui parler de ça au gars, mais il en a eu marre et il est parti, et moi j'étais coincée avec la robe rouge de Morgane alors je pouvais pas lui dire que quand même y avait sûrement quelqu'un derrière sa cravate argentée et ses gants en soie qui grattent. Et puis ensuite c'était le tourbillon et j'ai pas tout compris, on a énervé les videurs et puis yavait le mec au chapeau avec sa barbe, il avait une tête de juif et ça tombe bien parce qu'il va déménager dans le mile-end le type. La prédestination faciale. Il faudrait écrire un truc là dessus. Et puis yavait l'autre type, ça commençait à devenir intéressant il nous expliquait pourquoi il faisait de la finance et il avait l'air gentil, moi ça m'intrigue les gentils qui font de la finance, parce que c'est pas facile d'avoir le blanc et le noir, c'est pas dans l'habitude conventionnelle qui est toute grise et c'est bien plus rigolo quand on chausse du 47. Les chaises rouges elles étaient en plastique tellement confortable, mais là j'ai envie de passer la journée entortillée sous ma couette et venez pas me faire chier avec le monde qu'il faut sauver, le monde ça se respecte et en tout cas ça se sauve pas un dimanche midi à 2 grammes. C'est comme les éléphants, il leur faut toute notre patience toute notre tendresse, ça s'appelle l'humanité, et c'est fragile dans un vase avec un peu d'eau.

3 commentaires:

RebeccArmstrong a dit…

Super post. Ca fuse, les mots sont beaux, surtout bien mis ensemble!

Anonyme a dit…

On dirait que tu défends les racines du ciel..

Nina a dit…

Hihi, oui j'ai écrit ce post en plein milieu du dévorage des racines du ciel ;)

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