mercredi 18 août 2010

De Paris à Constantinople : V. Thessaloniki

Chaleur écrasante. Ville fantôme, les habitants fuient l'ardente torpeur du jour. Torpeur engloutissante qui anéantit tout soupçon d'énergie.



Dans le bus, la ville nous dévoile une mer scintillante au fond d'une rue, comme un feu d'artifice inattendu surgirait la nuit au hasard d'une touffe d'arbres.
Ce quai immense qui accueille les passants déambulant le soir quand le thermomètre tombe un peu, langoureux et patauds au sortir d'une journée suffocante. 

Un peu partout dans la ville, des églises, des mosquées vives prises entre deux immeubles délabrés, des piliers d'histoire noyés dans la frénésie du présent.

Et partout, la chaleur insupportable s'insinue dans les recoins d'ombre, dans tous les pores de la ville, irrespirable.
Bain de minuit, chiche ? Plouf impromptu dans cette eau dégueulasse. On comprend pas le grec mais on intègre bien que c'est pas dans les moeurs de se jetter à l'eau ici.








Dans cette fournaise, on a pourtant trouvé un petit havre de paix : The backpacker's Refuge. Après quelques voyages, Nina (!!) et son mari on décidé de mettre à disposition des appartements un peu épars dans la ville, dans lesquels ils ont aménagé des dortoirs. Un petit coup de fil, et Nina arrive sur son vélocipède pétardant  Un peu à l'arrache, on y croise inopinément d'autres voyageurs échoués là le temps d'un soir ou deux. En partant, on laisse une contribution libre dans une tirelire en plastique usé. On était bien, chez nous, dans ce petit appart improbable sous les vignes, terrés comme des taupes sous terre pour fuir les UV.


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Ayez pas peur, ça mord pas !